Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /Avr /2009 05:46



Allez, on va faire semblant d'ignorer le sentiment dubitatif d'une grande majorité de revues musicales de par le monde, qui ont accueilli le nouvel album de Grandmaster Flash avec scepticisme, voire critiques sévères, pour saluer ce qui reste un petit événement.

Evident pionnier du hip-hop, avec les tubes fondateurs qu'on ne présente plus que sont White Lines ou The Message, Joseph Saddler a suivi la mode du come-back qui ne concerne finalement pas que Age tendre et tête de bois, mais aussi donc des new-yorkais à casquette...Signant fin février dernier ce disque "The Bridge : concept of a culture".




Le concept - justement - est plutôt bête comme chou. A savoir des productions modernes, funky voire "dance", qui sonnent fun mais devraient rapidement vieillir. Et des invités venus se prosterner avec déférence, parmi lesquels Krs-One et Big Daddy Kane (deux fois chacun), Snoop ou encore Q-Tip qui aurait selon les rumeurs rompu avec son image cool et décontractée en exigeant d'écouter les instrus au préalable pour décider ou pas s'il intègrerait le projet...

Résultat, 19 titres inégaux et certains même franchement ratés...mais un retour qui dans l'absolu fait zizir, et deux-trois trucs bien fichus ce qui dans l'état actuel du marché et à l'ère numérique suffit presque...





Par Dudley Smith
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Mercredi 1 avril 2009 3 01 /04 /Avr /2009 03:40



Saluons comme il se doit l'annonce qui suit : Alan Shearer vient donc d'être "appointé" comme manager des Magpies de Newcastle, et en soi c'est une putain de bonne nouvelle. Car le dieu Alan c'est du 100% foot british, avec pintes dans le gosier, gueule de marlou, bourrinades pourtant soyeuses, attachement viscéral aux clubs, bastons et yeux au beurre noir...

En plus d'être le sosie en moins ravagé - encore que ! - de l'acteur UK Peter Mullan, vu notamment dans My Name is Joe, de Ken Loach, le blond possède de nombreuses qualités sportives, outre une frappe de balle qui ajouterait un boiled ragout aux fameuses patates de Pencran. Lui, ses reprises de volée c'est plutôt le "pain de viande" cher aux Stones période Edith Grove (les vaches maigres et l'acné de Keith).



Et comme dans le foot moderne, le journalisme ou les légendes ce sont parfois les chiffres qui en disent le plus long, figurez-vous que Alan Shearer pèse la bagatelle de : 283 buts en 558 matches de Premier League, et 30 en 63 rencontres jouées avec sa sélection nationale.
Au cours de sa carrière en club (Southampton 88-92, Blackburn 92-96 et Newcastle 96-06) il a terminé certaines saisons sur des sommets ahurissants, avec une période 94-96 très faste. Soit 34 buts en championnat, 5 pendant le mignon euro anglais, et 31 la saison d'après...Avec la première année l'ajout des 15 buts de ce crétin de Chris Sutton, et le surnom de "The SAS" du duo...



Né en 70 à Newcastle, fils de métallo, Shearer permet de cultiver une énième fois la légende du foot anglais, de ces têtes brûlées bercées par des mains calleuses de la poor working class...Pas de secret, il a tâté longtemps du ballon dans les rues comme les gosses de la Rocinha, puis à 17 ans il démonte tout en réusissant, pour son deuxième match en pro, un hat-trick face à Arsenal, sous les couleurs des Saints de Southampton...

La suite, vous la connaissez sans doute...une carrière typique d'attaquant qui réussit...rapidité, puissance et un brin de chance pour ourler son palmarès de 17 buts par-ci, 23 par-là, et des saisons pesant lourd et précieux pour un gars ayant dépassé la trentaine...Et comme toute histoire anglaise a toujours un arrière-goût un peu triste, son palmarès justement ne se compose que d'un championnat (Blackburn 95) mais d'une fournée de breloques individuelles...et la vénération de toute une nation, ce qui - comme disait la pub atroce pour Amex - n'a "pas de prix"...



Enfin, niveau vidéos je vous glisse hormis les deux "best of" - attendus mais monstrueux - ci-dessus, ce détournement humoristique d'un Halleluiah de chorale version Alan Shearer. Biz, et enjoy...




Par Dudley Smith
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Mardi 31 mars 2009 2 31 /03 /Mars /2009 13:53

Dans un réflexe potacho-pirato-corporate je vous glisse le Guillon d'hier matin sur le téléchargement illégal...Cela s'appelle "j'ai principalement piraté ma mère".



J'ai piraté ma mère
envoyé par franceinter


Mais encore, beaucoup voire 10.000 fois plus drôle, cette chronique de la semaine dernière axée sur Henri Guaino, plume de notre ami, et les fautes de syntaxe du chef de l'Etat. Un must, et surtout allez évidemment jusqu'au bout, avec l'imitation de Sarko refaisant La Cigale et la fourmi...




Par Dudley Smith
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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 11:17


Reposant et dynamique, ces quatre jours en Espagne. Où l'on retrouve évidemment ces sensations 100% Ibères, qui vont de la douceur d'une terrasse ensoleillée, aux éclats de voix vivifiants, et aux petits sopalins du bout de table qu'on pince entre deux doigts mais dont un seul ne peut contrer la graisse des croquetas au jambon.

Sommeil, soleil, un peu de musées pour la grandeur d'âme, beaucoup de tapas et de bière locale (la Mahou), pour des additions tout de même plus corsées qu'à Seville, mais pas la même taille de ville, ni la même importance, ni sutout la même période de vacances...



Sportivement, enfin, un week-end presque étonnamment "défootballisé"...Madrid a beau compter deux clubs qui assurent en Liga, les rares fins de semaine où le championnat fait relâche "plus personne ne s'en aperçoit" comme dirait notre grand pote à tous...



Samedi soir, à Bernabeu, c'est la Rioja qui affrontait la Turquie, pour un match d'ailleurs un peu chiant, ou en tous cas pas emballé. Ce qui a néanmoins donné lieu à des déambulations pittoresques de supporters locaux déjà crâmés à 16h pour la plupart, et de quelques Turcs paumés dans la foule. La rencontre fut regardée au Revuelto, ou l'Omelette, bar de quartier de Lavapiès, entre juke-box années 70, chiens errants et punks à chien, cacahuètes mâchonnées, et bonne ambiance sans un seul touriste ce qui parfois à Madrid relève du défi. Et un patron sosie de Ribéry, et enfin des bières à 1 euro 30...









Par Dudley Smith
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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /Mars /2009 10:08



Après avoir dans l'ordre, cette semaine, encensé les Marseillais du foot, rendu hommage au grand Oxmo Puccino (dont d'ailleurs après deux écoutes, le nouvel album est sympa mais pas du tout au niveau des précédents, trop "variet"), puis finalement vomi sur la comédie dans le cinéma français, je prends quatre jours de repos plutôt mérités dans la capitale espagnole.

Pays que j'aime tellement, tellement que c'est bien que j'y vais au mois une fois par an, tellement que j'y vais avec ma femme, tellement que je mange des croquetas et que je bois des bières
...Allez hein on va se reposer un peu...bisettes à vous.


Par Dudley Smith
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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /Mars /2009 09:23



L'auteur de ces lignes, qui a souvent des idées un brin arrêtées et puériles en matière de culture, voudrait pousser un coup de gueule apte à se perdre dans les méandres du web 2.0, et ravir éventuellement les 25 à 30 quidams qui continuent chaque jour de venir me prendre le pouls (ce n'est pas une contrepétrie).

Quelle mouche me pique donc ? Je profite tout simplement de la sortie de Un chat, Un chat, la nouvelle comédie pénible et neurasthénique de Sophie Fillières (après la série de "fantaisies" sous chloroform de Jeanne Labrune) pour taper un bon coup définitif sur la comédie française, genre malade parmi les segments malades. En évitant au passage de rentrer dans des antagonismes vains, genre Podium c'est nul et Podalydès c'est formidable...

Mais tout de même. Pour les gens qui ont été biberonnés à Woody Allen, Chaplin et parfois les Marx Brothers pour la old school, plus tard la troupe du Splendid, les Nuls et l'esprit Canal dans son ensemble et de temps en temps des bonnes bouses bien de chez nous genre l'Alsace et la Lorraine ou le culte méprisé Grand Bazar des Charlots, que reste-t-il aujourd'hui à se mettre sous la dent, nationalement parlant ? La réponse est dans la question.




Aujourd'hui, dans ce business tapageur et comme les autres qu'est devenu le cinéma, tout doit aller très vite et faire un max de pognon. Après donc plusieurs décennies où des tentatives diverses pouvaient être tolérées, des coups de poker ou autres caprices, de nos jours c'est soit des rouleaux-compresseurs aux blagues en kit, où le climax de l'humour tient dans le fessier exposé de l'insupportable Mathilde Seigner, avec gros budgets, vedettes et phénomène de société monté de toutes pièces, porté par les redoutables pages culture du Parisien, avec les Unes et sondages orientés qui vont avec...le nom de ces cataclysmes, vous les connaissez : Coco, Cyprien, Jet Set, Astérix aux Jeux Olympiques, Le Boulet, Disco, Bienvenue chez Dany Boon, et d'autres bouses pompées aux ricains comme La Boite, Hellphone (!!) et j'en passe des pelletées...

Pour faire face à cette déferlante agressive, difficile de trouver un juste milieu. On se retrouve seulement face à une longue série de films assez semblables, qui se déroulent en grande majorité dans un Paris bourgeois à s'en étouffer, dans des rues vides avec touristes en carton-pâte, mêlant des amourettes de baisouille frustrées et des personnages obsédés par leur nombril souffreteux...Ceux-là vous les connaissez aussi, et malgré quelques réussites ils peinent à dépasser un canevas bourgeois qui les expulse des réalités plus terre-à-terre de notre pays...Déroulant la pellicule, on peut alors citer les films de Bruno Podalydès, Jeanne Labrune, Sophie Fillières, Noémie Lvovsky, Danièle Thompson, Jaoui-Bacri, Klapisch ou Danièle Thompson, sans oublier l'horripilant Emmanuel Mouret.




Qu'on se comprenne bien, j'ai déjà pris bien du plaisir avec certains longs-métrages de cette dernière catégorie. Mais aujourd'hui, mon cerveau de bientôt 29 ans et un goût developpé m'imposent de hurler intérieurement contre ce cinéma français impossible de se dépasser pour devenir moderne, réaliste, et s'extraire de la vie de la Cour et des bourgeois dans lequel l'art de notre pays est plongé depuis le XVIe siècle. A ce titre, le personnage de Nathalie Baye dans Les Sentiments est en tous points idéal : une femme de cinquante ans, bien conservée et cocue, qui bien évidemment ne bosse pas et reste toute la journée dans sa grande baraque ensoleillée pour siroter du sky en attendant son Bacri d'époux...Trop dur la vie...Ou encore cet autre personnage, campé par Emmanuelle Devos dans Gentille...la même, bourge ethérée et evanescente, traversant les beaux quartiers de Paris et un appart de 254 m² pour tenter de séduire à nouveau son compagnon, joué par Bruno Todeschini qui dans une scène enfile un scaphandre pour faire rire....STOOOOOOOOOP



Alors comme le genre ne se renouvelera pas tout seul, et que ce simple post ne va évidemment pas susciter de séisme, on peut imaginer des élements de satisfaction. Le meilleur serait que les producteurs aient le flair de ne plus financer les films de Onteniente, Danièle Thompson ou Alexandre Arcady, mais on peut se gratter. Il suffirait simplement d'attendre des films qui conservent une fraîcheur, une novation, et gardent une part très personnelle, souvent nimbée d'esprit Canal...
C'est ainsi que dans ce marasme on a pu apprécier au fil des années récentes des choses comme Podium, l'Astérix de Chabat, Deux jours à Paris de Julie Delpy, Seuls Two et Steak avec Eric et Ramzy. Dédicace également à l'immense Arnaud Depleschin, brillant magicien et vraie "caillera" des temps modernes. Si vous ne classez pas ses films en comédies, alors vous n'avez rien compris...Et bien évidemment le truc le plus drôle peut-être de la décennie, les mimiques de Dujardin dans le très classe et très fin OSS 117...avec tout ce que je viens d'exposer, on attend le nouveau avec une impatience bouillante...


 

 

Par Dudley Smith
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Mardi 24 mars 2009 2 24 /03 /Mars /2009 11:28



Tentant autant que possible de faire fi de la déferlante médiatique, je vous enjoins de mon côté à aller acheter la nouvelle cuvée de Monsieur Oxmo, poète des temps immémoriaux. Un artiste qui d'ailleurs mérite amplement cette attention des médias, mais il est toujours amusant de voir ces derniers faire des courbettes à - enfin ! - un rappeur qui "écrit bien" et "ne revendique pas trop"....aaaaah ça repose hein, les gars ? Tapis rouge aux "auteurs" Oxmo et Abd Al Malik, et case faits divers pour Boobs, Rohff et Joey...Enfin bref...

Oxmo donc, qui nous ravit d'un cinquième ouvrage, après l'original mais un peu "léger" Lipopette Bar...pas encore écouté l'Arme de paix, mais s'il devait nous offrir des perles du calibre de Alias John Smoke, l'Enfant Seul, 24 heures à vivre, Le tango des belles dames, J'ai mal au mic, Laisse-moi fleurter...on achète. Moi j'achète en tous cas. Bonne écoute, et faisez gaffe aux revendications :)





Par Dudley Smith
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Dimanche 22 mars 2009 7 22 /03 /Mars /2009 12:00



...où la Zenden-Brandao connection, qui après nous avoir fait plaisir au Parc n'a pas mis longtemps à croquer du canari hier soir au Vélodrome. 2-0 donc avec encore un match festif du Néerlandais, qui comme les Brésiliens attend toujours le retour du mercure pour percuter.
Et notre Brésilien à l'acnée juvénile et au catogan de hardeur (voir son film, Brandao-Deux morues) d'en ajouter une couche, et qui commence à ressembler à un attaquant finalement, malgré des réserves que je maintiens et que j'abandonnerai certainement un jour, genre en cas de titre.




Au passage aussi, big up à mister Jérôme Alonzo qui devait normalement faire le match de sa life pour bloquer les initiatives marseillaises, mais qui s'est finalement rappelé qu'il avait évolué à Marseille avant Paris. Je ne sous-entends pas d'ailleurs que JA a laissé filer, bien sûr, mais pour le match de sa carrière on attendra un peu...

Et l'on reparle une nouvelle fois de cette Ligue 1 qui enfin se met à tout casser, avec la bande d'antipathiques du Rhône qui n'est pas loin de l'autodestruction type Temple Solaire...à voir bien sûr face à Sochaux tonight. Mais bon, l'OM en tête provisoirement et Bordeaux deuxième avec une nouvelle perle soyeuse de Gourcuff (ci-dessous). Sans oublier Paris qui malgré mes palabres frivoles et dégradantes mérite de terminer en haut également, on continue de kiffer, et c'est déjà beaucoup...





Par Dudley Smith
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Samedi 21 mars 2009 6 21 /03 /Mars /2009 11:33



Vite fait, vite dit au passage. Vu hier l'excellent film coréen The Chaser, et claque prise comme il se doit au visionnage. Soit l'histoire poisseuse et glauque (pléonasme) d'un ex-flic néo-proxénète (pas de manichéisme gros sabots à la James Gray, ici le justicier est justiciable et vice-versa). Ses "filles" disparaissent, victimes d'un tueur en série juvénile et particulièrement frappadingue...lorsque l'une de ses protégées se jette dans la gueule du loup comme un appât, à sa demande d'ailleurs, la traque est lancée....

The Chaser est en de nombreux points semblable à d'autres oeuvres venues de Séoul, comme Old Boy et la "Vengeance Trilogy", ou les deux films sublimes de Bong John-Hoo, The Host et Memories of Murder...Traduction : on y retrouve tout à trac des ambiances à la fois sombres et lumineuses, des tragédies, une société qui souffre et se ridiculise, des autorités veules, corrompues et grandement à côté de la plaque...et sur la forme des personnages atrabiliaires qui pètent des câbles insensés pour pas grand-chose...
Ainsi après les coups de pied sautés devenus cultes des films mentionnés plus haut, vous aurez ici droit à un coup de chaise en pleine tête asséné face caméra, entre autres violences brutes.




Et comme à chacune de ces productions sud-coréennes de qualité, on est pris dans un mélange déroutant d'humour hypra potache et de noirceur sans nom, magnifiée ici par l'utilisation de la nuit et des collines de la capitale, sans oublier la pluie, pour un ensemble qui rappelle bien sûr le formalisme élégant et métallique de Johhnie To ou le daté Black Rain de Ridley Scott.

Face à l'anti-héros las et désabusé, archétypal et parfait, une société agressive qui soit enterre ses morts dans son jardin, soit laisse les faibles à l'abandon...et pour "doser" un peu cette souffrance crade et pesante, un personnage charmant de petite fille qui permet 2-3 sourires...Ajoutez au tout le talent énervant du premier film, avec cette force époustouflante rappelant Tarantino ou Jacques Audiard à leurs débuts, de bonnes scènes de poursuite et de bastons, et vous aurez l'une des meilleures surprises de ce début 2009...
Petit défaut, non pas la fin "interminable" mentionnée par des critiques jaloux de tant de maîtrise, mais des ralentis sur lit de violons qui finissent par irriter au plus haut point...Du coup c'est du 9,99 sur 10.


The Chaser - Trailer (vost)
envoyé par baryla



Par Dudley Smith
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Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /Mars /2009 17:41



Héhé. Bon j'avoue que là-dessus j'ai eu du flair, ou sans doute de la chance plutôt...Lorsque dans mon post précédent j'avais glissé une photo du tableau d'affichage de la dernière victoire marseillaise à Paris, je souhaitais donner la grinta à mes favoris, rien de plus. Et voilà que nos chéris de Phocée se sont permis non seulement de l'emporter avec manière et domination, mais en répétant ce même score puissant, qui claque comme la victoire des potes à Ribéry au mois d'octobre 2006, et sans cette fois de fautes de Yepes pour nous filer des pénos étranges.

Tout cela semblait pourtant mal engagé, ce qui ajoute au plaisir du soir, lors d'un "clasico" qui méritait le ronflant de sa réputation pour la première fois depuis une demi-douzaine d'années, considérant évidemment le classement des forces en présence. En arrivant au Parc, la voiture longeait des grappes de supporters parisiens trop heureux d'apprendre la défaite des arrogants Lyonnais chez eux face à l'Aj Auxerre, revenu d'entre les morts médiatiques comme un Barça de l'Yonne (mouaf)...Tout semblait alors entre les mains des patates de Pencran, et le Marseillais qui sommeille en nous voyait déjà - pessimiste de nature - les cannes de Hoarau nous transpercer le cuir, devant 45.000 Franciliens au taquet...

                              "Gerets, Gerets, on-t'a-duleeee..."

Et puis non, et trois fois non...Il a d'ailleurs suffi que la brume des fumi se disperse pour que Marseille ne vienne toquer à la porte de Landreau, à plusieurs reprises, avec un Zenden printanier venant humer son flanc gauche à plusieurs reprises, faisant ressembler Ceara à un mauvais sosie d'un ringard de Bollywood...Avant que "Bolo" ne conjugue ses efforts avec ceux de "Pasta" Brandao, trop heureux d'envoyer son talon en direction du Hollandais volant, pour le 1-0 que le hermano Tertu raconte magnifiquement ici.
Je resterais pour ma part mesuré sur Brandao, on en est à 1 but et une passe en sept rencontres, et surtout il faut se méfier des Brésiliens qui brillent devant les caméras, et chient la semaine d'après à Lorient...

Et ça déroule, ça défoule. Ils sont où les Parisiens ? Ont-ils trop donné contre Braga ? Hoarau est muselé, cogné aussi parfois, par un duo Civelli-Hilton qui ferait passer Boumsong pour un stoppeur de corpo...Makelélé semble très loin de nous, entre Noémie et le Royce, mais loin...Giuly réussit un bilan d'un but pour 3 frappes au-dessus et trois hors-jeu, on souffle aux vestiaires...et à l'heure de jeu c'est plié, l'empereur Cana - ex-taupe des médias de la capitale, douce ironie - se chargeant de planter le dernier clou, merci au revoir bonne nuit...


PSG-OM 1-3 LONG RESUME
envoyé par MarsMusic13



90 minutes pleines, et pleines d'émotion, dans une superbe ambiance - rendons au moins cela aux supporters parisiens - et un contexte assez cool malgré deux-trois tampons et un carton rouge à "Papus" qui a apparemment éteint le Parc et Paul Le Guen en même temps. Pas de bastons, pas de matraques, pas (trop) d'injures. Les médias ayant prévu un plan "spécial émeutes" en restaient - littéralement - pour leur argent. Mais bon comme le club parisien restera toujours tel qu'on le connait, votre serviteur s'est tout de même fait hurler des injures en plein taf par un....confrère journaliste (sic), qui semble-t-il n'avait pas apprécié mon poing levé sur la frappe à Lorik....sacré Parisiens va...."à eux de nous faire préférer l'OM"....

En bref, on s'est superbement gavés. Cible de nombreuses critiques, la Ligue 1 prouve cette année qu'elle peut être jouissive sans en faire des tonnes et sans "challenge de l'offensive".
Dix journées, plusieurs prétendants, et on l'espère l'empire d'Aulas qui se désintègre sous les coups de boutoir d'Hannibal Gerets et Gourcuff le Grand...Affaire à suivre, comme disent ces cons de journaleux.


Par Dudley Smith
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